Un exercice de secours grandeur nature

Un véhicule encastré dans une grange, un départ de feu, des fumées épaisses et six victimes à secourir : le scénario imaginé samedi 4 octobre à Campagnac avait tout d’une intervention grandeur nature. Dix-huit sapeurs-pompiers du centre de secours de Saint-Laurent d’Olt ont participé à cette manœuvre de près de deux heures.

À leur arrivée, le conducteur du véhicule, victime d’un arrêt cardiaque, est pris en charge à l’extérieur. Dans la grange agricole enfumée, cinq autres victimes sont à rechercher : trois enfants conscients mais bloqués, une personne ayant inhalé des fumées et une victime inconsciente présentant un membre sectionné.

Une difficulté supplémentaire attend les pompiers : le véhicule a percuté les onduleurs d’une installation photovoltaïque, provoquant l’incendie. Le risque électrique doit donc être immédiatement pris en compte. « Il faut connaître les spécificités de ces installations et savoir comment intervenir en sécurité », explique Florian Lafon, Adjudant.

Dès leur arrivée, la reconnaissance des lieux constitue la première priorité pour le chef d’agrès incendie, afin d’évaluer les risques, localiser les victimes et définir les priorités. La nature du stockage dans le bâtiment – carburant, céréales, foin ou paille – doit également être identifiée pour adapter l’intervention.

Un exercice pour monter en compétence

Cette manœuvre avait notamment pour objectif de préparer Ewan Normandin qui doit prochainement suivre une formation de chef d’agrès VSAV. Il a pu s’exercer à la prise en charge des victimes et à la coordination de son équipage.

Pour les autres sapeurs-pompiers, l’exercice a permis de revoir de nombreux gestes et techniques : recherche de victimes en milieu enfumé, port de l’appareil respiratoire isolant, dégagements d’urgence, sauvetage d’un pompier en difficulté, utilisation des radios et transmission des informations.

Les équipes ont également travaillé l’analyse de la zone d’intervention, l’évaluation des risques et la capacité à prioriser les actions. Les échanges avec le centre de traitement des appels ont aussi été mis en pratique, la remontée d’informations permettant d’adapter les moyens engagés.

Cette matinée aura enfin rappelé une réalité à laquelle les sapeurs-pompiers sont de plus en plus confrontés : la présence croissante des installations photovoltaïques sur les bâtiments agricoles, professionnels et les habitations, qui nécessite une connaissance précise de leurs risques pour intervenir en toute sécurité.

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