Nid de verdure au cœur des grands espaces

Au centre du triangle Rodez/Millau/Mende, Saint-Laurent d’Olt est niché sur un piton rocheux surplombant un méandre de la rivière Lot, à 584 m d’altitude.

D’un côté : le granit, l’élevage bovin, le fromage Cantal, de l’autre le calcaire, l’élevage ovin.

L’Aubrac (1300 m d’altitude) tout proche vous offrira son immensité et ses paysages lunaires.

Les Grands Causses (1000 m d’altitude) vous feront plonger dans ses grottes et ses avens sans oublier une visite dans les Gorges du Tarn à découvrir à seulement 30 km.

Premier village quand vous entrez en Aveyron par la vallée du Lot (ex RN88), les amoureux de calme et d’authenticité pourront admirer toutes les richesses naturelles de ce département : lacs du Lévézou, Conques, Laguiole et ses couteaux, et quelques-uns des plus beaux villages de France : Sainte-Eulalie d’Olt, Najac, Belcastel, Estaing …

Le château de Saint-Laurent est l’un des plus vieux du Rouergue.

Le bourg de Saint-Laurent-d’Olt s’est développé autour du château attesté avant l’an 1000. Situé aux confins du Rouergue et du Gévaudan il est Implanté sur un éperon rocheux à l’intérieur d’un cingle du Lot. L’espace constructible était restreint et les accès difficiles en raison de l’escarpement.

L’existence du Château est attestée en 961, dans le testament de Raymond I comte de Rouergue, et dans plusieurs sources médiévales. Sa situation et son site stratégiques lui permettaient de contrôler le franchissement du Lot à l’entrée du Rouergue.

Le château comportait une église avec une chapelle dédiée à la vierge de pitié.

Au 17e siècle, le château abritait une cour de justice, une garnison et une prison qui servait pour un vaste territoire allant jusqu’à Aurelle.

 Au 18e siècle, la seigneurie de Saint Laurent est vendue et son nouveau propriétaire, le sieur de Valette, fait raser le château, qui tombait en ruine et construire le bâtiment actuel.

Les bâtiments ont abrité à la fin du 19e siècle une école tenue par les pères blancs, puis un centre de vacances, et enfin un I.M.E.. C’est actuellement une propriété privée.

Les Beaufort Canilhac, seigneurs de Saint-Laurent

La famille des Canilhac est une grande famille du Languedoc, qui s’était alliée au cours des siècles, aux Roger, puis aux Beaufort et enfin aux Montboissier. Elle avait au Moyen Age compté en ses rangs deux papes Pierre Roger (pape Clément VI) et Pierre Roger de Beaufort (Pape Grégoire XI). Elle possédait entre autres les seigneuries de Canilhac en Gévaudan et de Saint-Laurent en Rouergue. Ils ont longtemps fait de Saint-Laurent d’Olt leur résidence habituelle.

La puissance des Canilhac s’est affaiblie au cours des siècles et ils ont connu sous le règne de Louis XIV des difficultés juridiques et financières importantes. Deux de ses membres ont été condamnés à mort aux grands jours d’Auvergne (en 1665) : Jacques Timoléon de Montboissier Beaufort Canilhac, et son fils Charles.

Philippe de Montboissier Beaufort Canilhac, le dernier des Canilhac, mourut à Paris en 1725. Il était complètement ruiné et ses biens, dont le château de Saint-Laurent, furent vendus aux enchères.

Armoiries des Beaufort Canilhac sur la clé de voute de l’église de Saint-Laurent.

L'essor du bourg sous l’Ancien Régime

Comme la plupart des villes et bourgs aux alentours, Saint-Laurent devient alors un centre de commerce et de fabrication de toiles. Au 17e siècle, la ville s’étend jusqu’au Coudenas et englobe de nouveaux quartiers comme le barry des Aurels. 

L’activité économique tourne autour du tissage, et du commerce. Les marchands, enrichis par cette prospérité, se font construire des maisons plus spacieuses en dehors du bourg castral et plusieurs familles rejoignent la noblesse. C’est le cas des Nogaret (baron d’empire) et des Vidal de Saint Urbain.

Portail d’entrée de la maison des Vidal de Saint-Urbain, rue principale.

Les remparts

Installé au nord de l’éperon rocheux, le bourg médiéval était entouré de remparts.

Les maisons s’entassaient sur le rocher étroit et étaient entourées d’une enceinte dont subsistent quelques vestiges. La fortification du bourg s’appuyait sur le rocher dont l’à pic fournissait une défense naturelle. Un mur percé de deux portes fermait l’éperon à l’endroit le plus étroit, à l‘emplacement actuel de la place de l’étoile.

Tour carrée surplombant le chemin reliant la ville au pont sur le Lot. Au début du 19e siècle elle était utilisée comme pigeonnier.

Les chemins

Des chemins reliaient le bourg castral au Lot. En raison de la configuration du site, les chemins sont  pentus, étroits et en lacets.

A l’est de l’éperon, ils allaient vers le pont, et à L’ouest vers le moulin, à l’emplacement actuel de la centrale hydroélectrique.

Chemin de la place au pont (actuellement rue de la Vilette). C’était la voie d’accès principale au bourg castral depuis le Lot.

L’église paroissiale a été reconstruite au 15e siècle

Elle a pris la succession de l’église castrale devenue trop petite pour accueillir tous les paroissiens. Située à l’extérieur du bourg castral, son existence est attestée en 1274, mais les bâtiments actuels remontent à 1483.  A cette date, le seigneur de Saint Laurent, commande sa reconstruction à Jhan Grafanhe, un maçon de Cousergues.

L’église a été transformée par des campagnes de travaux importantes à la fin du 19e siècle mais le chœur et la première travée de l’église du 15e siècle  sont conservées. Le porche d’entrée et le clocher sont néo-gothiques.

L’église abrite deux retables de la fin du 17e siècle, celui du maître autel et celui de la chapelle nord dédiée au Saint Rosaire. Elle abrite également un curieux tableau expiatoire, représentant une crucifixion. Il est daté de 1651.

*Retable du maitre autel. Il a été commandé en 1682 à François Goutte, maître sculpteur de Rodez.  Les personnages sculptés représentent à gauche Saint Pierre et à droite Saint Laurent, les deux patrons de l’église.

*Tableau expiatoire. Il est à mettre en relation avec le meurtre du doyen du chapitre de Saint-Laurent commis par un Beaufort Canilhac. 

La commune des quatre clochers

Lorsque les communes furent constituées, pendant la Révolution, celle de Saint-Laurent rassembla dans un premier temps trois paroisses : Bonneterre, Estables, et Saint-Laurent. Au 19e siècle, la commune de Canet lui fut également rattachée, ajoutant un quatrième clocher à la commune.

La paroisse de Bonneterre

La paroisse de Bonneterre s’étendait jusqu’au Lot et à La Resse ; elle englobait le bourg d’Ajas. Son église, sous le vocable de saint Amans dépendait du prieuré de Saint Énimie. 

L’église actuelle  a été reconstruite dans les années 1860. 

La paroisse d’Estables

La paroisse d’Estables s’étend dans la plaine du Lot en amont de Saint Laurent. Située à la frontière du Rouergue et du Gévaudan, elle dépendait pour le temporel des seigneurs de Saint-Laurent en Rouergue et pour le spirituel de l’évêché de Mende. L’église, restaurée au 19e siècle après un incendie, date du 12e siècle présente des sculptures remarquables sur certains modillons et chapiteaux. Elle contient une vierge à l’enfant du 13e  siècle, qui serait une des plus anciennes du Rouergue. 

La paroisse de Canet d’Olt

La paroisse de Canet d’Olt, était sous l’ancien régime dans la mouvance de celle de Saint-Geniez. L‘église de Canet  comporte un porche supportant une statue de Saint-Pierre et à l’intérieur deux retables et un tableau de Saint Ferreol.